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Le risque rupture de barrage

 
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Un barrage est un ouvrage artificiel ou naturel établi le plus souvent en travers du lit d’un cours d’eau, retenant ou pouvant retenir de l’eau.

 

Les barrages ont plusieurs fonctions qui peuvent s’associer : Photo © DDTM83 barrage de Quinson

  • La régulation de cours d’eau (écrêteur de crue en période de crue, maintien d’un niveau minimum des eaux en période de sécheresse) ;
  • l’irrigation des cultures ;
  • l’alimentation en eau des villes ;
  • la production d’énergie électrique ;
  • la retenue de rejets de mines ou de chantiers ;
  • le tourisme et les loisirs ;
  • la lutte contre les incendies…

On distingue deux types de barrages selon les matériaux qui les composent .

- Les barrages en matériaux meubles ou semi-rigides, appelés barrages en remblai, peuvent être en terre ou en enrochement. D’emprise au sol importante, ils n’engendrent pas de forte contrainte sur le sol.

- Les barrages en maçonnerie ou en béton parmi lesquels on distingue plusieurs catégories, selon leur mode de conception et selon leur principe de stabilité :

  • Le barrage poids, résistant à la poussée de l’eau par son seul poids. Il est généralement de profil triangulaire. On parle aussi de barrage poids évidé lorsqu’il comporte moins de matériaux dans les zones les moins sollicitées et inversement ;
  • le barrage voûte dans lequel la plus grande partie de la poussée de l’eau est reportée sur les rives par des effets d’arc. De courbure convexe tournée vers l’amont, il est constitué exclusivement de béton. Un barrage béton est découpé en plusieurs tranches verticales, appelées plots.

Le phénomène de rupture de barrage correspond à une destruction partielle ou totale d’un barrage.

Il dépend des caractéristiques propres du barrage. La rupture peut être :

  • Progressive dans le cas des barrages en remblais, par érosion régressive, suite à une submersion de l’ouvrage ou à une fuite à travers celui-ci (phénomène de « renard ») ;
  • brutale dans le cas des barrages en béton, par renversement ou par glissement d’un ou plusieurs plots.
     

     

Une rupture de barrage entraîne la formation d’une onde de submersion se traduisant par une élévation brutale du niveau de l’eau à l’aval. L’onde de submersion résulte de modélisations issues d’une étude de dangers (EDD) réalisée par l’exploitant du barrage.

 

La présence de grands barrages hydro-électriques situés sur le cours du Verdon ainsi que sur certains cours d’eau en amont du territoire départemental a donné lieu à l’établissement de plans particuliers d’intervention (PPI) obligatoires lorsque la hauteur de la retenue est supérieure à 20m et que la capacité de stockage est supérieure à 15 millions de m3.

Ainsi, la carte des zones soumises au risque de rupture de barrage présente les enveloppes des ondes de submersion des barrages issues des EDD et des PPI disponibles à ce jour :

 
  • Castillon et Chaudanne (situés dans les Alpes-de-haute-provence sur le cours du Verdon) ;
  • Sainte-Croix (sur le cours du Verdon) ;
  • Quinson (sur le cours du Verdon) ;
  • Gréoux (situé dans les Alpes-de-haute-provence sur le cours du Verdon) ;
  • Serre-Ponçon (situé dans les Hautes-Alpes sur le cours de la Durance) ;
  • Saint-Cassien (sur la cours du Briançon) ;
  • Dardennes ( sur le cours du Las, commune du Revest en amont de Toulon) ;
  • La Verne (sur le cours de la Verne, communes de la Môle et Collobrières) ;
  • Les Coux (sur le cours de la Garonne) ;
  • Saint-Esprit (sur le cours du Vallon de Valescure).

De plus, pour information, cette carte présente l’ensemble des zones de retenues d’eau situées en amont des ouvrages.

icone téléchargerTélécharger la carte "rupture de barrage". (format pdf - 4.7 Mo - 17/11/2017)

 

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