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Neige et routes, comment ça marche ?

 
Un acteur pour chaque route

© photo jmm

En hiver, en cas de neige ou de verglas, l’état des routes se dégrade de façon plus ou moins importante. Sans l’intervention des équipes déployées par les gestionnaires de voirie, les possibilités d’emprunter le réseau seraient fortement réduites, voire impossibles.

 

Ces interventions, regroupées sous le vocable « viabilité hivernale » visent à garantir aux usagers de la route des conditions optimales de sécurité et de mobilité. L’objectif est de trouver un point d’équilibre entre l’importance des moyens matériels et humains déployés et les inconvénients qu’entraînerait une dégradation des conditions de circulation. Toutes les routes ne peuvent être surveillées et traitées ni de la même manière, ni dans les mêmes délais ; c’est pourquoi, les gestionnaires de réseau routier fixent des priorités d’intervention. La viabilité hivernale est également l’affaire de tous. Les citoyens doivent adopter des attitudes responsables comme différer les déplacements non obligatoires, ou bien préparer les trajets obligatoires, afin de ne pas prendre de risques ni de compliquer ou d’aggraver la situation.

Comment est assurée la sécurité des usagers sur les routes en période de neige ?
Pour assurer la sécurité des usagers sur les routes lors d’épisodes neigeux, les équipes gestionnaires des routes mettent en œuvre des dispositifs appelés « viabilité hivernale ». La viabilité hivernale consiste à lutter contre les accumulations de neige, de verglas ou de givre afin de conserver le maximum d’adhérence aux véhicules circulant sur la chaussée.

Quelle est l’étendue du réseau routier concerné ?
Le réseau routier français concerné représente un million de kilomètres environ répartis en :
• 20 000 km de routes nationales et autoroutes ;
• 380 000 km de routes départementales ;
• 600 000 km de routes communales.

Qui intervient pour déneiger et entretenir ?
Pour chaque type de routes, intervient un acteur bien défini :

• pour les autoroutes payantes, ce sont les sociétés concessionnaires d’autoroutes ;
• pour les routes nationales et les autoroutes gratuites, les onze directions interdépartementales des routes (DIR) sont la clé de voute : elles disposent de patrouilleurs qui effectuent des circuits de surveillance et de véhicules d’intervention (camions équipés de lames, saleuses, engins de déneigement). Un réseau radio spécifique permet aux agents de communiquer en période de crise, même lorsque les liaisons téléphoniques sont saturées ou ne fonctionnent pas. Afin d’optimiser le redéploiement en cas de besoin des véhicules d’intervention, ces derniers sont progressivement dotés de dispositifs permettant leur géolocalisation. L’ensemble des informations relatives à la circulation est centralisé via des centres d’ingénierie et de gestion du trafic (CIGT). Les DIR disposent également d’un service spécifique de météo-routière qui permet de préciser les prévisions météorologiques et d’en déduire les conséquences attendues sur les conditions de conduite (neige ou verglas sur les routes).
• pour les routes départementales et communales, ce sont respectivement les personnels du conseil général et de la commune qui interviennent ;
• pour les rues et trottoirs devant les magasins ou les résidences, les propriétaires assurent le déneigement ;
• pour les lieux publics, comme les jardins ou les places, la mairie en a la charge.

Qui mobilise des moyens supplémentaires lorsque l’intensité de l’événement augmente ?
Le préfet de département, en liaison avec le préfet de la zone de défense, peut décider d’un redéploiement des moyens internes à l’État, et réquisitionner les moyens privés, comme les entreprises de travaux publics.

Comment est collectée l’information routière ?
Grâce d’abord à des hommes, les gestionnaires de voirie au sein des centres d’ingénierie et de gestion du trafic (CIGT), les sociétés concessionnaires d’autoroutes, les conseils généraux, les forces de l’ordre (policiers et gendarmes). Et, à l’aide de systèmes automatiques de recueil des données et de surveillance du trafic avec des stations positionnées en bord de route pour quantifier le trafic, des caméras pour détecter les encombrements, les accidents, etc. Ces informations sont transmises aux centres régionaux d’information et de coordination routières (CRICR) qui analysent, valident puis rediffusent l’information par le biais de « points circulation » quotidiens ou de communiqués événementiels actualisés jusqu’à la fin de l’épisode neigeux.

Quel est le rôle de Bison futé ?
Bison futé permet d’informer le public en temps réel de l’état du trafic et de donner des conseils de conduite et de sécurité. C’est une appellation gérée par le centre national d’information routière (CNIR) basé à Rosny-sous-Bois. Grâce aux informations recueillies auprès des gestionnaires routiers et des forces de l’ordre, les agents du CNIR recensent en direct les conditions de circulation et les différentes perturbations. En Ile-de-France, le réseau autoroutier est équipé de capteurs pour signaler les ralentissements ; partout ailleurs, le CNIR s’en remet à des observateurs comme les gendarmes et les patrouilleurs.
Retrouvez toutes les infos sur Bison futé

Où se renseigner sur l’état du trafic routier ?
Avant de prendre la route : consulter le site de Bison Futé et pour l’Ile-de-France, le siteSytadin
Sur la route : allumer la radio sur France-Bleu 102.9 MHz à Toulon ou l’info-trafic des radios d’autoroutes sur 107.7 MHz pour écouter les points sur la circulation.

Quelles attitudes adopter pour bien circuler ?
Les 10 conseils pour prendre la route en situation hivernale

Où se renseigner sur l’état de circulation des transports en commun ?
Pour les trains : le site de la SNCF
Pour les transports en commun dans chaque ville : le site de la mairie.
Pour les transports en commun en Ile-de-France : le site de la RATP et celui du transilien

La viabilité hivernale
L’expression viabilité hivernale provient du bas latin « viabilis », « où l’on peut passer », de via "chemin, voie". C’est « l’état d’un chemin, d’une route où l’on peut circuler » (Le "Petit Robert").